Du choix des « humanités » et autres sciences « molles »

Une mise en perspective très intéressante sur l’histoire des choix des domaines d’études dans le monde anglo-saxon. Toutefois, il conviendrait de compléter la réflexion par une analyse du statut des humanités et des sciences sociales à l’université. Ce statut est en effet ambigu. Malgré l’attrait qu’elles représentent incontestablement pour les étudiants, les décideurs considèrent généralement les « sciences de l’homme » comme moins utiles, rentables, voire même crédibles que les sciences de la nature (ainsi les déclarations méprisantes du premier ministre français M. Manuel Valls adressées à la sociologie au lendemain du second tour des élections régionales en ce mois de décembre 2015). C’est que l' »utilité » des lettres, de la philosophie, de l’anthropologie … est bien difficile à évaluer dès lors que cette utilité se traduit généralement aujourd’hui en innovation technologique et rentabilité financière. Dès lors, la justification des sciences de l’homme semble bien résider dans l’esprit de nombreux responsables universitaires et économiques dans une espèce de subordination – camouflée en interdisciplinarité – aux sciences dures.

 

via The humanities are booming, only the professors can’….

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