Reading should not carry a health warning

Anecdotique ? Jusqu’à un certain point. Lorsque des étudiants « activistes » demandent à ce que figurent sur les livres des avertissements quant à l’effet possible de leur contenu sur le psychisme des lecteurs, on se dit que la névrose sécuritaire est en train de conquérir l’ultime territoire : celui de la liberté intellectuelle. Il n’y a pas de liberté sans les risques qu’implique le fait d’assumer cette liberté, et il n’y a pas de liberté sans émancipation de ce qui contraint cette dernière. L’université devrait être un lieu d’émancipation et non de soumission à une quelconque forme de pensée. Or il semble actuellement que la notion même de pensée critique se vide de plus en plus de sa substance au fur et à mesure qu’on l’évoque, voire qu’on l’invoque, comme une espèce de grâce qui descendrait sur l’étudiant par le fait de sa simple inscription à l’université.

L’article ci-dessous rappelle que les effets moraux et / ou politiques indésirables de la lecture sont une inquiétude de toutes les époques. Mais on peut se demander si de telles manifestations de la « politically correctness » ne préfigurent pas un grignotage de la liberté académique sans laquelle l’enseignement de la réflexivité et de la critique n’est plus possible. A ce niveau comme à bien d’autres, la question à poser est de savoir à qui profite le crime.screen-shot-2014-05-27-at-11-47-07-am

via Reading should not carry a health warning – Frank Furedi – Aeon.

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