Prudence et défis en sciences sociales

Un petit ouvrage qui semble particulièrement intéressant et dont la thématique pourrait utilement être déclinée de façon à englober le savoir en général.

via Prudence et défis en sciences sociales | Daily Science.«Les limites de la connaissance en sciences sociales», par Guillaume Wunsch, Michel Mouchart et Federica Russo, collection L’Académie en poche,VP 5 €, VN 3,99 €.

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Amazon launches new program to fund university research | The Seattle Times

via Amazon launches new program to fund university research | The Seattle Times.

Les Etats ont ouvert les portes en grand. Il faut s’interroger, non pas sur l’intervention entrepreneuriale à l’oeuvre depuis longtemps dans les mondes universitaires, à commencer par les institutions anglo-saxonnes, mais bien sur le limites de ce qu’elle est – techniquement – susceptible de devenir via les géants du numériqueimages.jpg

Reading should not carry a health warning

Anecdotique ? Jusqu’à un certain point. Lorsque des étudiants « activistes » demandent à ce que figurent sur les livres des avertissements quant à l’effet possible de leur contenu sur le psychisme des lecteurs, on se dit que la névrose sécuritaire est en train de conquérir l’ultime territoire : celui de la liberté intellectuelle. Il n’y a pas de liberté sans les risques qu’implique le fait d’assumer cette liberté, et il n’y a pas de liberté sans émancipation de ce qui contraint cette dernière. L’université devrait être un lieu d’émancipation et non de soumission à une quelconque forme de pensée. Or il semble actuellement que la notion même de pensée critique se vide de plus en plus de sa substance au fur et à mesure qu’on l’évoque, voire qu’on l’invoque, comme une espèce de grâce qui descendrait sur l’étudiant par le fait de sa simple inscription à l’université.

L’article ci-dessous rappelle que les effets moraux et / ou politiques indésirables de la lecture sont une inquiétude de toutes les époques. Mais on peut se demander si de telles manifestations de la « politically correctness » ne préfigurent pas un grignotage de la liberté académique sans laquelle l’enseignement de la réflexivité et de la critique n’est plus possible. A ce niveau comme à bien d’autres, la question à poser est de savoir à qui profite le crime.screen-shot-2014-05-27-at-11-47-07-am

via Reading should not carry a health warning – Frank Furedi – Aeon.

Les frères Bogdanov : science ou fable ? – Afis – Association française pour l’information scientifique

Selon Lyotard, l’université a perdu son rôle d’instance légitimatrice de la connaissance. La lecture de son livre, La condition postmoderne (Paris, Minuit, 1979) permet d’en savoir plus sur les conditions qui vont peu à peu cantonner l’université dans le rôle de fournisseur d’informations parmi d’autres. Si le science n’a pas cessé d’exister, si elle continue à se caractériser par des critères particuliers d’exigence quant à la façon dont elle est constituée et validée, la plupart des canaux de diffusion du savoir à l’intention du grand public, sont aujourd’hui monopolisés et / ou parasités par un discours où se mêlent publicité, communication politique simplificatrice, idéologie consumériste et divertissements. Dans ce contexte, le savoir critique, instructif et émancipateur cherche à survivre en se vulgarisant. Cela n’empêche pas que le label de qualité scientifique soit récupéré de diverses manières. Le climato-scepticisme en est une illustration ; la thèse d’Elisabeth Tessier sur l’astrologie en était un autre ; les frères Bogdanoff en sont une nouvelle et étonnante manifestation.308092-les-freres-bogdanov-font-le-show-dans-622x600-1

via Les frères Bogdanov : science ou fable ? – Afis – Association française pour l’information scientifique.