L’Angoisse de l’ingénieur

Un des principaux enjeux d’une pensée critique est de démystifier la toute-puissance de la raison incarnée depuis le 17e siècle et la révolution de la science classique. Rendre le monde mesurable, maîtriser la nature par les chiffres, discipliner l’humanité par le progrès matériel et technique, voilà qui a conduit à faire de l’ingénieur l’archétype du savoir utile et utilitaire. Mais les guerres mondiales, le feu atomique, les désastres écologiques, Shoah et autres génocides, – sans parler du chamboulement épistémologique peu connu du grand public – de la nouvelle physique – conduisent au questionnement de la centralité de la figure de l’ingénieur et du rationalisme tout-puissant qu’elle incarne. Dans L’Angoisse de l’ingénieur,  « (…) Bloch réhabilite ce que la raison, marxiste entre autres, a voulu condamner : l’existence du mythe. Il défend les archétypes tels qu’ils peuvent apparaître dans les contes, où toute hiérarchie sociale se voit bousculée. De ce pas, il met en garde contre la mécanique, qui gomme la lumière du rêve, alors que le moment utopique y reste encore tapi ».

via Les Livres de Philosophie: Ernst Bloch : L’Angoisse de l’ingénieur (Allia, 2015)

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